Cela n’était pas arrivé depuis dix ans. Le documentaire « Le Chant des forêts », réalisé par le photographe Vincent Munier, a franchi la barre du million d’entrées dans les salles de cinéma françaises, il y a quelques jours. Sorti le 17 décembre, ce film pourrait bien battre — dans la catégorie des documentaires — le record historique de l’œuvre de Cyril Dion et Mélanie Laurent, Demain, ayant aussi attiré plus de 1 million de spectateurs en 2015, au bout de cinq mois.
Nommé deux fois aux César, pour le prix du meilleur documentaire et celui du meilleur son, ce long-métrage se déroule au cœur des forêts vosgiennes. C’est ici que le photographe — devenu célèbre pour avoir pisté la panthère des neiges dans les contrées tibétaines — y a mené ses premiers affûts. Un savoir transmis par son père, Michel, que le réalisateur transmet à son tour à son fils, Simon.
En découle un film aux images fascinantes, sur les traces des cerfs, des lynx et du battement d’ailes d’un oiseau légendaire : le grand tétras. En décembre, Vincent Munier confiait à Reporterre ne pas avoir « envie de prêcher des convaincus, mais d’ouvrir le cercle des gens attentifs au vivant ». Pari réussi.
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