Un tournant dans le dossier de l’A69 ? Le concessionnaire Atosca était une nouvelle fois convoqué devant la justice le 19 décembre. Le juge des libertés et de la détention devait se pencher sur les dépassements d’emprise révélés fin novembre par France Inter. Le parquet a requis la suspension des travaux « sur tous les terrains où des infractions ont été relevées » et une astreinte de 10 000 euros par jour de retard. La décision a été mise en délibéré au 12 janvier.
Sans attendre ce délibéré, le préfet du Tarn, Simon Bertoux, a annoncé qu’il allait prendre, dans les vingt-quatre heures à venir, un arrêté commun avec le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, visant à suspendre le chantier sur les 46 sites identifiés comme hors de l’emprise couverte par l’autorisation environnementale.
« Entre 40 et 50 hectares de terres ont été utilisés illégalement par Atosca pour la construction de l’A69 », résume Geoffrey Tarroux, militant du collectif La Voie est Libre. Le 10 décembre, l’association France Nature Environnement avait transmis ses informations via un référé pénal à la justice, qui s’était rapidement saisie de l’affaire.
« Atosca est inarrêtable. Ils continuent coûte que coûte »
« Les premières investigations ont permis de confirmer que de très nombreuses emprises avaient été opérées par Atosca en dehors du périmètre correspondant à l’autorisation environnementale », peut-on lire dans un communiqué du procureur de la République de Toulouse, David Charmatz.
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Les réquisitions suscitent de l’espoir chez les opposants. « Depuis le début du chantier on alerte sur les irrégularités manifestes qu’on constate. Pour une fois que la justice se saisit de cela, on ne va pas bouder notre plaisir », affirme Geoffrey Tarroux, qui…
Auteur: Justin Carrette

