Qu’ont en commun un catalogue d’étoiles, un traité sur Platon et un autre de Ptolémée sur un instrument astronomique ? Tous ces manuscrits antiques, que l’on croyait perdus, ont été retrouvés au moyen de technologies d’avant-garde par un chercheur du CNRS, Victor Gysembergh. Portrait.
Il pourrait aisément camper le héros d’un roman de Dan Brown ou d’Umberto Eco. Si Robert Langdon déchiffre les messages que dissimulent les œuvres d’art dans Da Vinci Code, si Guillaume de Baskerville conserve les livres interdits dans Le Nom de la rose, Victor Gysembergh, lui, traque les textes perdus dans les palimpsestes – ces manuscrits recyclés dont les écrits originaux ont été effacés puis recouverts, parfois depuis des millénaires. L’objectif du chercheur est de retracer ainsi l’histoire de la circulation des idées.
À la recherche des textes perdus
Ces dernières années, le philologue du Centre Léon Robin de recherche sur la pensée antique enchaîne les découvertes de textes majeurs : le catalogue d’étoiles de l’astronome Hipparque de Nicée ; le plus ancien exemplaire d’un traité sur l’œuvre de Platon ; un traité de Ptolémée…
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