« L’année à venir s’orientera-t-elle vers la paix », s’est interrogé mardi António Guterres, à New York. « Ou sombrera-t-elle dans l’abîme du désespoir ? ».
Derrière la formule, le Secrétaire général dresse un constat sévère : les paramètres d’une solution à deux États sont connus et endossés par l’Assemblée générale des Nations Unies, mais ils se heurtent à une réalité de plus en plus brutale sur le terrain. Selon lui, à Gaza comme en Cisjordanie – les deux territoires non contigus, occupés par Israël, censés constituer le futur État de Palestine –, la dynamique actuelle érode la paix davantage qu’elle ne la construit.
Gaza, la survie plutôt que l’avenir
Le Secrétaire général, António Guterres, au siège de l’ONU, à New York (archive).
Dans l’enclave palestinienne, le Secrétaire général décrit une situation « dangereusement fragile », après deux ans d’une guerre brutale entre Israël et le Hamas, le groupe armé à la tête de l’enclave depuis 2007 – la Cisjordanie, elle, est dirigée par l’Autorité palestinienne.
Depuis l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu, le 10 octobre, plus de 500 Palestiniens ont été tués, a-t-il souligné, appelant toutes les parties à mettre en œuvre l’accord « dans son intégralité » et à faire preuve de « la plus grande retenue ». M. Guterres prononçait ces remarques à l’ouverture de la nouvelle session annuelle du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, un organe créé en 1975 dans le but de promouvoir le droit à l’autodétermination des Palestiniens.
Le chef de l’ONU a condamné les obstacles à l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. « La suspension continue des ONG internationales fournissant une aide vitale bafoue les principes humanitaires, mine des…
Auteur: Nations Unies FR

