Lors d’une conférence de presse organisée dans la perspective de la Journée des droits de l’homme célébrée mardi 10 décembre, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a estimé que le coût de la guerre est très élevé, avec « un bilan humain incalculable ».
Volker Türk a ainsi appelé à la solidarité et à la protection des droits humains des Syriens de tous les groupes ethniques et religieux, des Ukrainiens et des Russes victimes de la répression, des Palestiniens et des Israéliens, des Soudanais, des divers peuples du Myanmar, de tous les peuples.
« Le monde doit se détourner de la spirale fatale des approches militarisées de la sécurité et retrouver le chemin de la médiation, du dialogue, de la négociation et de l’instauration d’un climat de confiance », a insisté M. Türk.
À Gaza, les premières pluies de la saison hivernale signifient encore plus de souffrances pour les civils.
Massacre ce week-end à Port-au-Prince
Dans plusieurs pays, les civils continuent de payer un lourd tribut des violences et des conflits.
C’est le cas à Haïti où au moins 184 personnes ont été tuées le week-end dernier, dans des violences orchestrées par le chef d’un puissant gang dans le quartier de Cité Soleil de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.
« Ces derniers meurtres portent le nombre de morts cette année en Haïti à un chiffre stupéfiant de 5.000 personnes », a déclaré Volker Turk.
Message aux Etats fournisseurs d’armes à Israël
En réponse à ces cruautés, il appelle la communauté internationale à endiguer les flux d’armes vers Haïti, mais aussi vers le Soudan et le Myanmar.
Pour M. Türk, il s’agit de faire savoir à ceux qui fournissent des armes, y compris à Israël et aux acteurs armés non étatiques au Liban, en Syrie et dans le territoire palestinien occupé, que le droit international exige des États qu’ils veillent à ce que les…
Auteur: Nations Unies FR

