Le chemsex, cette pratique qui consiste à utiliser certaines substances psychoactives pour intensifier et prolonger les rapports sexuels, peut affecter la santé physique – du fait notamment d’une augmentation des comportements sexuels à risque – mais aussi la santé mentale.
Ce qui s’est passé la veille reste flou, sans que l’on ait la gueule de bois. L’assiette de médicaments est encore sur la table. Au cours de cette nuit-là, les inhibitions ont disparu et le plaisir sexuel a semblé illimité.
Pour beaucoup, c’est la promesse du chemsex. Cependant, derrière cette revendication de liberté et de plaisir, se cache une réalité faite de risques pour la santé, de vulnérabilité et de dépendance.
Le chemsex fait référence à l’utilisation de substances psychoactives spécifiques pour améliorer ou prolonger les expériences sexuelles. Il est principalement pratiqué par les personnes homosexuelles, bisexuelles et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes.
Les substances les plus couramment utilisées sont la méthamphétamine, la méphédrone [composée de 4-Methylmethcathinone (4MMC), NDLR], la kétamine ou l’acide gamma-hydroxybutyrique (GHB, communément appelé « squirt »). L’objectif est d’atteindre l’extase pendant les rapports sexuels et d’en prolonger la durée, souvent en administrant les drogues par injection (slam), avec les risques que cela comporte.
Risques physiques et psychologiques
La pratique du chemsex peut avoir les conséquences négatives suivantes :
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des effets sur la santé physique. Le chemsex est lié à une augmentation des comportements sexuels à risque, ce qui peut accroître les taux de transmission du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Les participants ont souvent des rapports sexuels avec plusieurs partenaires en même temps et parfois pendant des périodes prolongées, ce qui exacerbe ce potentiel de transmission.
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Auteur: Benjamín Gaya-Sancho, Personal Docente e Investigador (Enfermería y Biomedicina) en USJ. Enfermero del servicio de urgencias del Hospital QuirónSalud Zaragoza., Universidad San Jorge

