5,9 milliards d’animaux plus précisément, sont tués chaque année par l’industrie nucléaire en France. C’est le chiffre colossal révélé par le réseau Sortir du nucléaire, dans un rapport publié ce lundi 15 juin. Poissons, crustacés, méduses sont aspirés par centaines de millions dans les systèmes de refroidissement des réacteurs nucléaires, et en meurent.
Il ne s’agit pas d’une estimation réalisée par des militants anti-nucléaires mais des chiffres d’une étude réalisée directement par EDF. Il s’agit d’un document confidentiel, évaluant les conséquences des centrales sur les espèces vivantes, que Sortir du nucléaire vient de rendre public.
Une partie de la population n’en a pas forcément conscience, mais les centrales nucléaires ont besoin de quantités énormes d’eau pour se refroidir en permanence, que les réacteurs pompent dans les rivières et la mer. Une centrale est donc fortement dépendante de ressources en eau, sinon elle surchauffe et elle peut provoquer un accident nucléaire d’une ampleur gravissime. C’est l’un des problèmes de cette industrie : même après avoir arrêté de fonctionner, une centrale doit être refroidie en permanence et ses combustibles usagés doivent continuer d’être plongés dans des piscines. Et comment prévoir la façon dont nos descendants pourront effectuer ce refroidissement continu dans 100 ou 200 ans ? D’ailleurs, des alertes rouges ont eu lieu dans une centrale en Ukraine, car la moindre panne de courant lors des combats peut empêcher les systèmes de refroidissement de fonctionner, et provoquer un risque nucléaire majeur.
Pour se donner une idée des volumes concernés, entre 2008 et 2018, le refroidissement des centrales électriques est la deuxième activité la plus consommatrice d’eau en France. Cela représente un tiers de toute l’eau consommée dans notre pays. C’est la quantité la plus importante derrière…
Auteur: B

