Le choix de composter son corps : la vie après la mort


“Tu redeviendras poussière”, où comment, par recherche de sens ou peut-être pour accorder ses dernières volontés à un mode de vie qui se veut aussi respectueux de la nature que possible, l’entreprise Recompose Life, aux Etats-Unis, a mis au point un processus mortuaire qui transforme la dépouille du défunt en compost. Explications.

Cela fait 10 ans que Katrina Spade met au point son projet : pouvoir transformer complètement et éthiquement les corps des personnes qui nous ont quitté en compost 100% utilisable. Après avoir monté son projet de toute pièce, son entreprise Recompose s’est lancée du côté de Seattle, aux Etats-Unis.

“Malgré quelques difficultés dues au Covid, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait une vraie demande.” s’exprime la responsable communication Anna Swenson. Les gens sont en recherche de sens, à donner à leur vie, mais aussi à ce qu’il advient après.

Comment ça marche ?

Le “Laying-In”, ou le moment où le défunt s’en va pour la première étape de sa métamorphose. Photo : Recompose Life, FB

Recompose nous explique le processus via quelques postes sur les réseaux sociaux. Le corps du défunt est d’abord placé dans une sorte de chambre hexagonale, presque semblable à un tube de scanner, qui sert en fait de “serre”. On ajoute avec lui des copeaux de bois, du paillis, de la luzerne. A ce moment les proches sont libres d’assister à la cérémonie ou non, tout comme lors d’une incinération.

Ce “tombeau-serre” temporaire sert de demeure au corps durant environ un mois, pendant lequel la dépouille est portée à une chaleur optimale, avec en plus de la composition naturelle, de l’eau, de l’oxygène et de l’azote. Un mois, c’est ce qu’il faut pour que les bactéries fassent le travail de décomposition.

Résulte à la suite de ces 30 jours environ 1 mètre cube de “terreau”, qui est mis à sécher pour deux à trois semaines. Ensuite, le compost est remis dans une urne à la famille, si elle souhaite en faire usage de façon naturelle, en plantant par exemple, ou bien léguée à un projet écologique, comme à la Bells Mountain, une forêt entièrement replantée qui s’étend sur un territoire de non-profit commercial de 280 hectares environ (700 acres) dans le sud de Washington.

Le “Laying-In”, ou le moment où le défunt s’en va pour la première étape de sa métamorphose. Photo : Recompose Life, FB

Les cimetières surchargés…

Le projet Recompose s’accorde avec un problème que nos sociétés rencontrent depuis quelques temps :…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Mr Mondialisation

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com