J’en ai marre. J’adore le cinéma et surtout, le cinéma de genre, d’horreur, vraiment, profondément, sans honte. Mais j’en ai marre de voir des v**** utilisés comme ressorts dramatiques dans des films qui n’ont rien à dire sur le v***, ou pire, qui ont des choses très précises à en dire et qu’on aurait préféré ne pas entendre. J’en ai marre de devoir choisir entre fermer les yeux et avaler le truc comme si c’était normal. J’en ai marre que « c’est un grand film » serve d’argument suffisant pour ne pas poser la question. Le cinéma a un problème avec le ****. Pas en tant que réalité sociale, ça, il s’en accommode très bien. Avec le fait de le filmer, de le montrer, de le vendre comme ressort dramatique depuis soixante ans, en se drapant tantôt dans l’art, tantôt dans le réalisme, tantôt dans un pseudo-féminisme fainéant.
Trigger Warning / Avertissement
Cet article traite de représentations de v* et de violences s* au cinéma, avec des descriptions de scènes et d’actes fictifs comme réels commis sur des actrices, ou des personnages. Si ce sujet est susceptible de vous affecter, je ne vous en conseille pas la lecture, prenez soin de vous.
⚠️Alerte divulgachis : Les films suivants sont analysés en détail, révélations d’intrigue incluses : Revenge (Coralie Fargeat, 2017), Blink Twice (Zoë Kravitz, 2024), Festen (Thomas Vinterberg, 1998), The Sadness (Rob Jabbaz, 2021).
J’ai grandi avec ces films. Pas tous, pas exprès, mais ils étaient là, d’abord dans des bruits de couloirs au lycée, puis dans les listes de « classiques qu’il faut avoir vus », dans les conversations entre cinéphiles, dans les festivals où on applaudissait debout des œuvres qui mettaient des viols en scène avec une complaisance que personne ne nommait vraiment. On parlait de « puissance formelle », de « prise de risque », de « regard sans concession sur la violence humaine ». On ne parlait…
Auteur: Farton Bink

