Chacun son tapis rouge. Alors que Cannes scintille sous les flashs du tapis rouge, la Caisse centrale des activités sociales de l’énergie (CCAS) donne à voir un autre cinéma, fait de récits de luttes, de combat, d’humanisme et d’engagement. Cela ne s’oppose pas au cinéma de Cannes, cela le complète. Claude Pommery, président de la CCAS, nous raconte le festival Visions Sociales.
Chaque année, depuis maintenant plus de vingt ans, durant le Festival de Cannes, la CCAS a pris le parti de proposer un autre regard, un regard critique, de dialogue, de l’émancipation par la culture. Visions Sociales revient cette année du 17 au 24 mai au Château des Mineurs, à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), site emblématique du tourisme engagé, avec une exigence intacte et une conviction renouvelée.
Cette année encore, notre programmation fera résonner les voix des invisibles, des oubliés, des minorités.
En tant que président de la CCAS, je suis profondément attaché à cet événement, ce festival incarne les valeurs qui font l’ADN de la CCAS depuis sa création, que mes prédécesseurs et moi défendons depuis toujours. Il ne s’agit pas d’un simple « festival parallèle » : c’est une fenêtre ouverte sur le réel, un espace où s’entrelacent les luttes, les espoirs, les résistances. Un lieu où le cinéma donne à voir, à comprendre, à ressentir. Où chaque film devient une invitation à penser et à s’engager.
Visions Sociales, c’est aussi une promesse tenue : celle d’un accès à la culture pour toutes et tous, sans barrière, sans exclusion. Conçu principalement pour les agents et retraités des industries électriques et gazières, le festival est aussi ouvert au public, dans la limite des places disponibles. C’est un principe auquel nous tenons. Parce qu’il reflète une histoire : celle d’un projet né à la Libération, qui fait de la culture un…
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