Dans ce système oligarchique concurrentiel, les partis politiques sont à nouveau en compétition acharnée pour arracher une partie du pouvoir (l’autre partie, la plus grosse, est détenue par les gros capitalistes et leurs lobbies, par les hauts fonctionnaires et leurs bureaucraties innamovibles) et des financements qui vont avec. En l’absence de démocratie réelle, c’est la lutte pour les places qui domine, où les peuples n’ont pas grand chose à dire, à part servir d’usine à bulletins de vote et de petites mains lors des campagnes électorales.
En symbiose avec la majorité de leurs électeurs dûment chambrés, aucun parti ne veut renverser la table, proposer une vraie rupture avec le système en place, et on se retrouve avec diverses variantes de clientélismes, de promesses, de boucs émissaires, de dérivatifs, d’anticapitalisme tronqué ou d’altercapitalisme.
En parallèle, les brutalités extrêmes du capitalisme et de l’autoritarisme d’Etat se durcissent et s’installent, les fondamentaux prennent le dessus et imposent leur loi à toute les factions en concurrence.
Institutions centralisées, course à la croissance économique et à la puissance étatique, valorisation des porteurs de dents qui rayent le parquet, société de masse industrielle… figent la situation.
A quand l’insurrection et l’autogouvernement ?
Quand le gouvernement est faible et que le régime, les partis, le système n’ont rien de bon à proposer, n’ont pas d’autres perspectives que « l’empirement » ou le statu quo, c’est le bon moment pour la révolte.
En champion de la provocation et des propos creux, le despote a parlé jeudi dernier à la TV d’extrême gauche pour qualifier les députés qui ont voté la chute de de son gouvernement Barnier. Or LFI c’est juste la gauche modérée, et les écologistes ne sont pas du tout extrêmes, et le PS encore moins (le PS n’est même pas de gauche d’ailleurs).
S’il y a un extrême…
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