Les ragots circulent abondamment dans les bureaux et cafétérias de nos lieux de travail, souvent pour occuper les temps morts. Mais ces conversations omniprésentes et intrigantes ont peut-être une influence plus importante que nous ne le pensons sur nos relations professionnelles.
Les ragots sont-ils une voie vers l’amitié ou un moyen infaillible de se faire des ennemis sur notre lieu de travail ? Il s’avère que la réponse dépend de la manière dont le destinataire des commérages perçoit les intentions de la personne qui les colporte.
Les ragots sur le lieu de travail – définis comme des discussions informelles et évaluatives sur des collègues absents – sont omniprésents mais souvent mal compris.
Traditionnellement désapprouvés et considérés comme improductifs, voire déviants, les recherches récentes brossent un tableau plus complexe des commérages.
Alors que certaines études laissent entendre que les commérages favorisent les amitiés entre collègues, d’autres suggèrent qu’ils sapent les relations sur le lieu de travail. Nos recherches indiquent que ces résultats apparemment contradictoires résultent d’une mauvaise compréhension des nuances quant à la manière dont les ragots façonnent les relations sociales sur le lieu de travail.
Nous nous sommes concentrés sur les destinataires des ragots – les auditeurs – et nous leur avons demandé comment ils percevaient ces échanges et quel était l’effet des ragots sur leurs relations avec leurs collègues.
Comprendre les ragots sur le lieu de travail
Les chercheurs utilisent trois cadres ou concepts pour comprendre les ragots sur le lieu de travail.
La « perspective de l’échange » soutient que les commérages lient les collègues les uns aux autres par une sorte de quid pro quo. Un collègue peut offrir des morceaux d’information en espérant un soutien social et des informations privilégiées en retour.
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Auteur: Rachel Morrison, Associate Professor, Auckland University of Technology

