Nombre de ces enfants ayant perdu des membres n’ont pas accès à des services de réadaptation pour faire face aux blessures qui ont bouleversé leur vie à cause de cette guerre dans l’enclave palestinienne.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’une personne sur quatre blessée pendant la guerre a subi des blessures qui ont changé sa vie et aura besoin de services de rééducation, notamment pour les amputations et les lésions de la moelle épinière.
Dans un message posté sur le réseau social X, le chef de l’UNRWA a également mis en lumière les personnes nécessitant des soins spéciaux « qui ont souffert en silence » pendant ce conflit, notant qu’une famille sur cinq interrogées avant le 7 octobre comptait au moins une personne handicapée.
Une épidémie de lésions traumatiques
« Leurs histoires sont rarement racontées. Mais la guerre a également provoqué une épidémie de lésions traumatiques sans que des services de rééducation soient disponibles », a affirmé Philippe Lazzarini.
Le Comité des droits des personnes handicapées des Nations Unies avait souligné, le 27 mai 2024, qu’avant le conflit du 7 octobre 2023 entre Israël et le Hamas, 21 % des ménages de Gaza avaient déclaré avoir au moins un membre de la famille handicapé. Près de 58.000 personnes handicapées avaient été identifiées dans la base de données officielle du Bureau central palestinien de statistique.
Depuis le 7 octobre, plus de 1.000 enfants ont été amputés, selon un décompte effectué en fin mai 2024.
« Toutefois, ces chiffres pourraient grimper en flèche après sept mois de guerre et d’escalade des hostilités », avait précisé ce Comité, relevant qu’il est encore « difficile d’obtenir des données et des informations fiables sur les personnes handicapées ».
1,3 milliard de personnes souffrent d’un handicap important dans le monde
Selon l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU (OMS), 1,3 milliard de personnes…
Auteur: Nations Unies FR

