À l’automne 2024, nous avons enseigné à l’Université Laval le conflit israélo-palestinien.
Lorsque le conflit actuel a éclaté à la suite de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, nous étions, comme tout le monde, en réaction, sans avoir le temps de recul pour préparer nos interventions à ce sujet. Les questions dans nos cours – et au-delà – étaient nombreuses, car les étudiants et les étudiantes cherchaient à mieux comprendre ce conflit pour se faire une idée. Ces derniers sont de diverses origines, milieux sociaux et ont différentes visions du monde.
Nous étions concernés tous les deux tant par nos expertises que notre histoire personnelle. Mon co-auteur, Francesco, est professeur en sciences politiques et s’intéresse aux tensions au Moyen-Orient depuis le début de sa maîtrise en 1996. Il a d’ailleurs régulièrement séjourné à Jérusalem. D’origine israélienne, au Québec depuis plus de 20 ans, je suis professeure en éducation et je m’intéresse à l’enseignement des thèmes sensibles et à la manière de les aborder en classe pour qu’ils contribuent à l’apprentissage et non pas à la polarisation sociale.
C’est ainsi que nous avons décidé de proposer une activité conjointe dans le cadre de deux cours : l’un, en sciences politiques, porte sur les conflits au Moyen-Orient et l’autre, dans le baccalauréat de l’enseignement au secondaire.
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Un thème sensible
Le conflit palestino-israélien est sans doute ce qu’on appelle un « thème sensible » qui se caractérise par quatre dimensions :
1 – une dimension éthique qui mobilise des valeurs et des…
Auteur: Sivane Hirsch, Professeure titulaire, Faculté des sciences de l’éducaiton, Université Laval

