Le conseil constitutionnel valide la loi contre l’antisémitisme à l’université 

Les députés LFI dénonçaient une loi « instrumentalisée pour restreindre la liberté d’expression et […] museler les mobilisations étudiantes ». Avec comme crainte principale, que les motifs de sanctions, jugés trop peu précis, permettent de réprimer des « faits extrêmement divers ».

Malgré leur recours, cette loi, visant à lutter contre l’antisémitisme, et adoptée par le Parlement début juillet, a été validée par le Conseil constitutionnel mardi 29 juillet. « On s’y attendait mais c’est une très bonne nouvelle. C’est une grande avancée pour tous les bords politiques », se réjouit Pierre-Antoine Lévi, co-auteur de la loi.

Un « antisémitisme à bas bruit »

Pour bien comprendre, il faut se plonger dans les méandres de cette loi. Le texte est issu d’une mission d’information faisant suite à des actes antisémites survenus dans les universités françaises après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Les rapporteurs de cette mission, aussi auteurs du texte de loi, les sénateurs Pierre-Antoine Lévi et Bernard Filaire, alertent sur un « antisémitisme à bas bruit », et craignent un « enracinement » et une « banalisation » du phénomène. 67 actes antisémites sont recensés entre octobre 2023 et mai 2024, soit deux fois plus que sur l’année universitaire précédente.

 Quand vous avez un étudiant juif qui vous explique qu’il n’ose pas dire à l’université qu’il est juif, ce n’est pas normal…

La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Clémentine Louise

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