Le « Conseil de la paix » de Trump au temps du génocide en Palestine

Loin de marquer un recul du recours à la force, le second mandat de Donald Trump s’accompagne d’une accélération de la croissance des dépenses militaires des États-Unis, d’un recours accru à la force armée brutale et d’une multiplication par Washington des atteintes au droit international, au droit de la guerre et aux droits humains. Cette évolution a déjà contribué à l’ouverture et à l’aggravation de nouveaux conflits internationaux et fait peser le risque de nouvelles conflagrations, voire d’un élargissement de guerres susceptibles de prendre une dimension mondiale.

Présenté par Donald Trump comme un instrument destiné à instaurer la paix, le Conseil de la paix constitue l’une des initiatives les plus dangereuses de sa nouvelle administration, quand bien même elle pourrait finalement se solder par un fiasco. Il faut cependant aller plus loin : le Conseil de la paix est une instance coloniale.

Sa première fonction est de permettre aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés de prendre le contrôle politique, sécuritaire et économique de Gaza après son anéantissement par la guerre coloniale israélienne. Il ne s’agit donc pas simplement d’une nouvelle institution destinée à contourner les mécanismes multilatéraux existants. Il s’agit d’un dispositif visant à organiser, sous couvert de « paix », la mise sous tutelle d’un territoire palestinien et à créer les conditions politiques d’une nouvelle étape de sa colonisation.

La guerre menée à Gaza et le soutien de Washington à la politique génocidaire d’Israël constituent à cet égard un révélateur essentiel : ils permettent de comprendre le type de « paix » que cette nouvelle institution entend promouvoir. La création du Conseil de la paix s’inscrit en effet dans une offensive systématique visant à affaiblir, contourner et combattre les institutions internationales construites après la Seconde Guerre mondiale telles que les…

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Auteur: romain romain