« Le droit de l’environnement vient d’être enterré sous une jurisprudence morbide », dénonce le collectif d’opposants et de riverains La Voie est libre.
En février 2025, les associations de défense de l’environnement et des collectifs de riverains avaient obtenu l’arrêt du chantier, considéré comme illégal. Le tribunal administratif avait jugé que l’A69 ne répondait à aucune « raison impérative d’intérêt public majeur », et qu’il n’y avait donc pas lieu de détruire des espèces protégées. Le concessionnaire Atosca avait obtenu la reprise du chantier en cour d’appel, trois mois plus tard, malgré 46 parcelles illégalement occupées.
Ce 29 juin, le Conseil d’Etat a rejeté les recours des associations, collectivités et habitants au projet d’autoroute. Son argument : « ni l’aménagement du réseau routier existant, ni la mise à deux fois 2 voies de l’actuelle route nationale 126, ni l’amélioration de la liaison ferroviaire » ne constituent des solutions d’une efficacité comparable à la liaison autoroutière.
Pour les opposants inquiets pour leur santé, la nouvelle est dure. « C’est une décision délirante de valider une autoroute après deux vagues de canicules mortelles en France », rage un.e des habitant.e.s.
De quoi faire plaisir au concessionnaire Atosca, qui a obtenu la durée hors-norme de 55 ans pour encaisser les recettes de la future A69. Mais aussi du groupe Pierre Fabre, actionnaire minoritaire (à hauteur de 5,3%) derrière le projet d’autoroute, qui a décidé d’attaquer en diffamation La Relève et La Peste, ainsi que la comédienne Audrey Vernon, pour une enquête rappelant l’historique du groupe.
Sombre jour pour la justice environnementale.
Auteur: La Relève et La Peste

