Le cortège funèbre massif d’un leader politique ou religieux constitue un moment de grand symbolisme dans la vie des nations, surtout lorsqu’il survient dans le contexte d’un conflit extérieur ou d’un assassinat ciblant un chef d’État.
Dans le cas iranien, l’immense cortège funèbre public du défunt Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, après son assassinat par « Israël » et les États-Unis pendant la guerre contre l’Iran, peut être considéré comme un acte politique conçu par les Iraniens pour transmettre un message stratégique tant au niveau national qu’international.
Premièrement : Les funérailles comme mécanisme de renforcement de l’identité et de la souveraineté nationales
Du point de vue de la théorie constructiviste en relations internationales, les politiques étrangères ne reposent pas uniquement sur des intérêts matériels, mais aussi sur des idées, des identités et des symboles collectifs.
Les cortèges funèbres massifs d’un fondateur ou d’une figure symbolique de l’État servent à reproduire le récit national et à renforcer le sentiment collectif d’appartenance ainsi que la perception d’une menace partagée. En cas d’assassinat ou d’attaques extérieures, le leader disparu se transforme en un symbole national dont la signification transcende sa figure individuelle, se rattachant à la souveraineté, à la dignité et à l’indépendance de la prise de décision politique de l’État.
Dans ce contexte, le message iranien transmis par la procession funèbre massive peut être interprété comme un message politique adressé tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Le message central est que les pressions extérieures ou les tentatives de renverser le régime en attaquant sa direction échoueront ; au contraire, elles contribuent à renforcer la cohésion nationale autour du régime lui-même.
Le réalisme offre une explication complémentaire à ce phénomène. Les pays…
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