Avec Le coût de la guerre et de la libération, Marie Louise Berneri tient une position internationaliste peu commune en critiquant la stratégie des bombardements massifs menés par les Alliés contre l’Allemagne et l’Italie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Avec Le coût de la guerre et de la libération, Marie Louise Berneri tient une position
internationaliste peu commune en critiquant la stratégie des bombardements massifs
menés par les Alliés contre l’Allemagne et l’Italie pendant la Seconde Guerre mondiale.
Dans Le coût de la guerre : par le feu et l’épée, Marie Louise constate que la violence révolutionnaire est brandie pour illustrer l’horreur dans l’histoire tandis que les événements sanglants survenus pendant les guerres sont glorifiés. Elle fait remarquer que les socialistes rejettent la révolution en agitant le spectre de la Terreur ou de la Semaine sanglante, mais oublient tout sentiment d’humanité en soutenant la guerre et les bombardements.
Une politique constructive, publiée en 1940, amène une réponse à la remarque bien
souvent adressée aux anarchistes : « Vous critiquez, mais vous ne proposez rien ». Marie
Louise est sévère avec les partis et leurs programmes politiques et suggère que la révolution n’adviendra que lorsque le prolétariat aura abandonné ces chimères. Anarcho-syndicaliste, elle propose aux ouvriers de concentrer le pouvoir au sein des syndicats, à la fois vecteurs de la révolution et modèles organisationnels. Cette idée, très présente au début du XXe siècle et qui trouvera sa dernière expression pendant la guerre d’Espagne, reculera après la Seconde Guerre mondiale, les syndicats adoptant pour la plupart des positions cogestionnaires.
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P.-S.
https://infokiosques.net/spip.php?article2102
Texte original : « The price of war…
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