Les décideurs politiques et économiques ont aussi tout intérêt à continuer à occulter cette dimension coloniale
Pour faire face au chaos climatique, il faut entendre les voix jusqu’ici marginalisées pour valoriser les actes d’imagination collectifs. Les communautés marginalisées ont plus en commun avec les populations autochtones à se joindre à la guérison de ce traumatisme colonial qu’une culture paranoïaque qui s’accroche au maintien de sa domination. La transformation doit être ancrée dans le fait de dire des vérités qui dérangent TOUS les pouvoirs, qui remettent en question les hypothèses mêmes qui façonnent la manière dont ces relations oppressives et cette colonialité se perpétuent. La valorisation d’une multiplicité de savoirs est essentielle pour faciliter à la fois la « démocratisation radicale et la décolonisation du savoir et du pouvoir » (Santos et al., 2008, p. xiix). En effet, il n’y a « pas de justice sociale mondiale sans justice cognitive mondiale » (Santos et al., 2008, p. xx).
L’imposition violente du pouvoir colonial s’est appuyée sur l’enfermement et l’élimination des personnes handicapées et des personnes racialisées dans le cadre de la création d’un État carcéral, des histoires largement occultée de l’oppression des personnes handicapées dans le contexte colonial, ainsi que ses interconnexions avec l’oppression raciale et leur continuité de nos jours, une acceptation enracinée dans le projet colonial et le besoin urgent de décentrer et de perturber les fondements paradigmatiques de la « prison de la colonialité » (Quijano, 2007, p. 178) dans lequel nous sommes tous capturéEs.
La société occidentale a historiquement et fondamentalement créé des obstacles à l’acceptation de la diversité pour ne pas mettre en lumière les histoires qui interrogent et rendent visibles ces relations (de domination) entre le colonialisme, le capitalisme et la formation de…
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