En effet, ce 27 juillet avec son deal avec Trump elle a réussi l’exploit de surpasser la démonstration de servilité de La Haye. Dans l’histoire universelle de l’humiliation, cette séance a gagné une place d’honneur (d’autant plus que tout indique qu’on n’en est qu’à ses débuts…) et peut être comparée, sur ce plan, au Traité de Nankin (1842) que les empires occidentaux imposèrent à la Chine en conclusion de la guerre de l’opium. Dispositif par lequel ces puissances « civilisées », ne supportant pas l’opposition des autorités chinoises au commerce de l’opium des trafiquants britanniques, forceront militairement la Chine, et sa population, à s’ouvrir au commerce et à la consommation massive de cette drogue.
Cette fois, l’histoire bégaye comme le disait Marx, Donald Trump n’oblige pas l’Europe à consommer de l’opium mais du gaz de schiste et des armes étasuniennes et ce, dans des proportions défiant tout entendement. Ainsi, von der Leyen s’est engagée à importer rien moins que 750 milliards de dollars de gaz naturel liquéfié (GNL) et des combustibles nucléaires pour une durée de trois ans, c’est-à-dire 250 milliards par année, or l’ensemble de la consommation européenne n’arrive pas à la moitié de ce montant. Comment alors faire pour arriver à 750 milliards alors que l’économie européenne se caractérise par une grande morosité ? (sans parler de comment marier ce gaz de schiste avec son « Green deal » ?)
Sans oublier les armes
Pas de chiffres avancés, par contre, concernant le domaine militaire mais Trump fut bien clair en annonçant que l’UE achèterait des « quantités énormes » d’équipements militaires pour une valeur atteignant des « centaines de milliards ». C’est probablement le fait que l’industrie militaire étasunienne connaît des soucis de stock qui explique cette absence de chiffrage précis mais il est évident que, tel que pour le GNL, les…
Auteur: Vladimir CALLER

