Images choc, documentaires percutants ou expériences bouleversantes… Nombreux sont ceux qui rapportent avoir vécu ce fameux « déclic », les amenant à prendre conscience des enjeux environnementaux. Largement ancré dans nos imaginaires, le scénario du « choc, puis de l’épiphanie conduisant soudainement à un changement de mode de vie » n’est pourtant pas si fréquent dans la réalité, selon Maxence Mautray, doctorant en sociologie de l’environnement à l’Université de Bordeaux. Décryptage.
Les stratégies de sensibilisation des acteurs de l’environnement – associations, ONG et même des acteurs publics – ne tendent qu’à une chose : le passage à l’action. À coup de slogans percutants, ils espèrent provoquer ce fameux « déclic », celui qui ne nous fera plus jamais voir les choses de la même manière, celui qui provoque un vrai changement de comportement au quotidien : devenir végétarien, réduire ses déchets ou encore laisser la voiture au garage le temps d’un aller-retour en vélo… Et au delà des écogestes, s’engager vers le militantisme pour une écologie politique.
« Moi, je pense que les gens ne font pas d’efforts »
Derrière cette rhétorique du déclic, qu’est-ce qui nous pousse véritablement à nous engager, ou pas, en faveur de l’environnement ? Ne s’agit-il que d’une simple question de prise de conscience, voire de bonne volonté ?
C’est dans le cadre de sa thèse que Maxence Mautray, jeune chercheur en sociologie de l’environnement à l’Université de Bordeaux (France), s’est posé la question. Il a alors recueilli le témoignage d’une centaine de ménages, « aux profils (genre et âge) et conditions de vie (revenu, statut familial, type d’habitat, etc.) très variés », ciblés par une politique…
Auteur: Mr M.

