L’exploitation minière des fonds marins, ou « Deep Sea Mining », est une industrie naissante qui menace notre plus grand puits de carbone et de biodiversité au monde : l’océan profond.
Avec les scientifiques et activistes travaillant sur le sujet depuis des années, nous faisons le point sur les faits scientifiques établis sur cette industrie, ainsi que sur l’appel au moratoire venu de scientifiques du monde entier et rejoint par de nombreux gouvernements, institutions et entreprises internationales, alors que les négociations finales qui vont décider du futur de l’océan profond ont lieu en juillet 2023.
Le rôle de l’océan profond face aux crises du climat et de la biodiversité
L’océan profond commence à partir de 200m de profondeur, et atteint près de 11km (10,935m exactement) de profondeur, au point le plus profond connu à ce jour, la Fosse des Mariannes. Si l’on mettait le Mont Everest au fond de l’océan, il resterait 2 000m avant que le pic ne perce la surface.
On a tendance à se représenter l’océan profond comme une exception, un écosystème loin de nous et peu important. Pourtant, la profondeur moyenne de l’océan est de 3 688m : l’océan profond est bien la norme, et non pas l’exception.
Il constitue le plus vaste écosystème de notre planète, mais également le moins étudié. A titre de comparaison, les scientifiques ont cartographié la surface de la Lune mieux que le fond de l’océan.
L’océan profond : notre plus grand puits de carbone
Un écosystème moins exploré et moins connu que la Lune
La surface de la Lune – et même celle de Mars depuis peu – ont été mieux cartographiées que le fond de notre océan. A chaque nouvelle expédition dans…
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Auteur: Bon Pote

