Les récents développements politiques en France appellent les forces de gauche en Europe (et dans le monde) à une prise de position pertinente, qui s’appuierait à la fois sur les faits et sur la théorie des luttes des classes.
En 2015, des développements tout aussi importants en Grèce n’ont pas conduit la gauche mondiale à des analyses et des conclusions utiles.
En France, le résultat électoral de la « Gauche » s’est modérément accru, alors qu’en son sein les secteurs les plus radicaux ont augmenté leur poids spécifique. Représentés par la France Insoumise (LFI) et ses alliés (NPA, écologistes radicaux, Parti ouvrier indépendant, collectifs pour les droits civiques et antifascistes, etc.), ces secteurs ont enregistré lors des dernières élections une nette augmentation d’un million de voix provenant de la jeunesse et des classes populaires qui se tenaient à l’écart des urnes ces dernières années.
Le Nouveau Front Populaire (NFP) est, depuis les dernières élections législatives, la seule force politique disposant d’une légitimité démocratique pour gouverner le pays. La majorité relative d’un tiers des suffrages exprimés, combinée à une participation citoyenne sans précédent aux urnes et au rassemblement autour d’un programme clair de 150 propositions sont des conditions aujourd’hui suffisantes pour inaugurer un gouvernement de gauche.
Dans le même temps, la dynamique électorale croissante de l’extrême droite en fait aujourd’hui une force politique importante en France, en mesure de jouer au moins un rôle de régulateur, malgré un résultat final relativement modeste et ses faibles performances en termes de nombre de sièges.
Les forces politiques proches du président Macron s’effondrent et des tendances centrifuges se développent au sein de ce bloc.
Les conclusions ci-dessus font la synthèse des séquences des élections européennes et des deux tours des élections législatives…
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Auteur: Emmanuel KOSADINOS

