Le dernier budget de l'ère Macron « ne montre pas le sursaut écologique nécessaire »

À peine dévoilé, déjà contesté. Le gouvernement a présenté, jeudi 1er octobre, son projet de budget pour 2027. Parmi les priorités affichées, après un été apocalyptique : l’adaptation au changement climatique. Las, la copie de l’exécutif « n’est absolument pas à la hauteur de la situation, estime Sarah Fayolle, de Greenpeace. On reste dans un mépris de ce que les gens ont vécu cet été. »

Du côté du ministère de l’Écologie, on fait valoir un budget stable — à 22,5 milliards d’euros de crédits de paiement —, et une « ambition » nouvelle sur l’adaptation. Mais, pour Anne Bringault, du Réseau Action Climat, « on est très loin du sursaut nécessaire ».

La ministre, Monique Barbut, a annoncé une « hausse » du fonds vert — l’enveloppe destinée aux collectivités locales pour les aider à investir dans la transition — à 1 milliard d’euros. « C’est toujours moitié moins de ce qu’était ce fonds en 2024, affirme Sarah Fayolle. Ça reste très en deçà des besoins pour préparer le pays à la crise climatique. » En 2023, le rapport Mahfouz-Pisani-Ferry avait estimé le besoin d’investissement public supplémentaire jusqu’à 34 milliards d’euros par an.

Autres « leviers » mis en avant par le ministère : 36 millions d’euros supplémentaires pour la forêt, et notamment pour la plantation d’arbres (de résineux ?) après les incendies, le maintien du fonds Barnier à 300 millions d’euros — qui cache un sous-investissement chronique dans la prévention des feux — et le « déploiement de Vigie crue à l’ensemble du territoire », pour améliorer la prévention des inondations. « Dans un contexte budgétaire très contraint, nous proposons donc de préserver notre capacité d’action, a souligné Monique Barbut. Afin de réduire notre dette budgétaire sans laisser croître notre dette environnementale. »

« Logique austéritaire »

Pas de quoi…

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Auteur: Lorène Lavocat