Dans un entretien accordé à ONU Info, la haute responsable de l’ONU raconte quelles ont été ses impressions lorsqu’elle a visité récemment une maternité dans la ville de Port-Soudan.
Laila Baker : Je ne trouve pas les mots pour décrire ce que j’ai vu. Dans la maternité comme dans l’espace sûr pour les femmes et les filles, il y avait des gens qui ne se souciaient guère de leur propre situation de déplacement et de stress. Ils continuent simplement à fournir des services aux femmes et aux filles dans le besoin.
Nous avons rencontré des médecins qui travaillaient jour et nuit. J’ai rencontré une merveilleuse sage-femme qui se rendait inlassablement sur le terrain, s’assurait que les soins prénataux étaient dispensés et assurait le suivi des femmes pauvres, les amenant dans le même hôpital.
C’était une source d’inspiration. Les conditions que nous avons vues à la maternité étaient tout aussi épouvantables. Nous avons vu des bébés entassés dans des couveuses et des chaufferettes. Il y avait deux ou trois bébés dans une seule chaufferette en raison de la pénurie de ces dernières.
Il est très difficile pour les professionnels de la santé de s’occuper d’un tel nombre de patients et de fournir des soins
Il est très difficile pour les professionnels de la santé de s’occuper d’un tel nombre de patients et de fournir des soins. Les personnes elles-mêmes souffrent du manque de fournitures et d’hygiène. Malgré tous les efforts déployés, l’hôpital est surchargé. Il fournit des services quatre fois supérieurs à sa capacité en raison du nombre de personnes déplacées.
Je travaille dans ce domaine depuis près de trente ans et j’ai vu beaucoup d’abris et de personnes déplacées au cours de cette période. Mais je n’ai jamais vu une situation comme celle-ci, où la surpopulation, le désespoir, le manque de nourriture, d’eau potable et de produits d’hygiène se conjuguent pour de nombreuses femmes, ainsi que la peur extrême et le…
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Auteur: Nations Unies FR

