Selon une analyse publiée mardi par l’agence de l’ONU chargée de promouvoir le commerce (CNUCED), les premières secousses se font déjà sentir. Les marchés pétroliers ont réagi immédiatement : le baril de Brent a franchi la barre des 90 dollars. Dans le même temps, les taux de fret pour les pétroliers grimpent, les primes d’assurance pour risques de guerre s’envolent et le coût du carburant maritime augmente, renchérissant l’ensemble du transport maritime.
« Toute perturbation prolongée dans le détroit d’Ormuz pourrait avoir des répercussions majeures sur les marchés mondiaux de l’énergie, les coûts du transport maritime et la sécurité alimentaire, en particulier pour les économies en développement », avertit la CNUCED.
Ces turbulences trouvent leur origine dans l’escalade militaire qui secoue la région depuis l’offensive lancée le 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Les frappes visant des infrastructures militaires et énergétiques iraniennes ont déclenché une série de tensions régionales : menaces de représailles de Téhéran, multiplication des incidents maritimes et inquiétude croissante autour du détroit d’Ormuz, véritable artère énergétique mondiale.
Dans les faits, le détroit n’est pas officiellement fermé. Mais il est devenu, pour de nombreux armateurs, pratiquement impraticable. Selon la presse, en représailles de l’offensive israélo-américaine, les forces iraniennes ont multiplié les avertissements radio aux navires marchands leur enjoignant de ne pas s’engager dans ce corridor maritime.
À ces menaces s’ajoutent des incidents visant des pétroliers et la crainte d’attaques de drones ou de missiles dans cette zone étroite où les navires sont contraints de naviguer à faible vitesse. Résultat, de nombreux assureurs refusent désormais de couvrir les traversées ou exigent des primes de guerre exorbitantes, poussant les compagnies maritimes à…
Auteur: Nations Unies FR

