Le discours dominant occidental et ses contradictions — Djamel LABIDI

On pourrait se contenter de dire qu’il s’agit d’une pensée exacerbée, produite dans les conditions du conflit actuel (Ukraine, Palestine etc..), et donc d’une pensée, désormais, essentiellement propagandiste, qui ne se préoccupe pas, en temps de guerre, de nuances, de vérité et de rationalité. C’est certes un niveau d’explication mais il faut aller plus loin. On pourra alors s’apercevoir qu’il s’agit en fait d’un rapport dégradé avec la réalité, le plus souvent d’un déni de celle-ci, et, peut-être même, des symptômes d’une crise civilisationnelle profonde. Mais avant, commençons par quelques exemples significatifs.

« L’Occident n’est pas en guerre »

On réclame, par exemple, à cors et à cris, dans le système médiatico-politique occidental, une économie de guerre tout en affirmant, sans ciller, que « l’Occident n’est pas en guerre ».

On accuse les partisans de la paix « d’être en réalité ceux de la défaite ». De quelle défaite s’agit-il ? Si c’est celle de l’Ukraine, est-elle celle de l’Occident ? Si, oui, c’est que l’Occident est en guerre. Or c’est nié continuellement.

On dit que pour l’Occident l’Ukraine est un enjeu existentiel. Mais l’Ukraine a existé pendant des décennies au sein de l’URSS, et des siècles au sein de la Russie. Comment l’Occident a-t-il pu donc vivre jusqu’à présent, exister sans elle ?

On pourra entendre affirmer sur les plateaux et par des dirigeants occidentaux que « la Russie est en réalité une puissance faible, moyenne », tout en avertissant en même temps que « l’Ukraine ne tiendrait pas une semaine sans l’aide occidentale ».

L’affirmation est faite aussi que la défaite de l’Ukraine serait « l’effondrement économique de l’Europe ». Pourquoi ? Quelles en sont les preuves ? Rien. On appelle alors à se réarmer en expliquant que l’industrie de guerre est bonne pour l’économie, par les emplois qu’elle crée, et cela après…

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Auteur: Djamel LABIDI