Le droit au développement : une question d’équité, pas de charité

Aucun n’a choisi les circonstances de sa naissance. Pourtant, l’un vivra probablement plusieurs décennies de plus, gagnera bien davantage et aura réellement son mot à dire dans les décisions qui façonnent son existence.

Pour les Nations Unies, le gouffre qui sépare ces deux enfants n’est pas simplement injuste : il constitue une violation du droit au développement.

Depuis 1986, l’ONU reconnaît le développement non seulement comme une croissance économique, mais aussi comme un droit humain qui appartient à chacune et chacun.

© UNICEF/Shehzad Noorani
Un jeune technicien installe un panneau solaire dans un centre soutenu par l’ONU à Kassala, dans l’est du Soudan.

Il englobe des droits économiques, sociaux, culturels et politiques visant à réduire les inégalités et à créer un monde plus équitable.

Selon le Rapport mondial sur les inégalités 2026, soutenu par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la moitié la plus pauvre des adultes dans le monde ne détient que 2 % du patrimoine personnel mondial, tandis que les 0,001 % les plus riches — la classe des milliardaires, composée d’environ 56.000 personnes —  en détiennent trois fois autant.

C’est précisément à cet « accroissement des inégalités au sein des pays et entre eux » que le droit au développement entend s’attaquer, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

La Déclaration sur le droit au développement — qui n’est pas un traité juridiquement contraignant — a été adoptée par les États Membres de l’ONU en 1986. Elle définit ce droit « inaliénable » comme le droit, pour chaque personne et chaque peuple, de « participer à un développement économique, social, culturel et politique, d’y contribuer et d’en bénéficier ».

Elle reconnaît surtout la souveraineté des peuples sur leurs…

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Auteur: Nations Unies FR