Le 15 juillet 2026, l’Assemblée va voter, en lecture définitive, la proposition de loi sur l’aide à mourir. C’est-à-dire faciliter l’euthanasie de personnes malades, majeures, qui en feraient la demande. On en pas trop parlé sur lagrappe, alors on republie ce texte du collectif antivalidiste « Une seule école », en espérant contribuer à la réflexion et au débat à ce sujet.
Un texte du collectif antivalidiste Une seule écolesur la loi de légalisation de l’euthanasie qui est en passe d’être votée au définitement à l’Assemblée.
Nous vivons dans un pays où les partis politiques qui se revendiquent de gauche ont consacré une part importante de leur énergie militante à défendre une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Les députéEs insoumisEs, écologistes mais aussi macronistes se sont félicitéEs de faire avancer un texte qui, au moment où nous écrivons ces lignes, attend encore un dernier vote à l’Assemblée nationale le 15 juillet. Selon eux, cette loi créerait un « droit nouveau », garantirait « la liberté individuelle », permettrait « une fin de vie choisie », instaurerait « une loi de dignité » et offrirait « l’ultime liberté ».
Peut-être avons-nous manqué certaines luttes récentes. Avons-nous donc résolu l’ensemble des problèmes de notre société pour n’avoir plus qu’à réfléchir à la manière de faciliter la mort ? Les droits fondamentaux sont-ils aujourd’hui garantis pour toustes y compris pour les personnes victimes de discriminations racistes, sexistes,lgbtphobes, transphobes, validistes, sanistes et classistes ?
Il suffit pourtant d’observer l’état de notre système de santé pour constater que ce n’est pas le cas.
Le syndrome méditerranéen et la mort de Naomi Musenga rappellent la persistance de discriminations racistes et sexistes dans les soins.Les inégalités économiques d’accès aux soins s’aggravent à mesure que la…
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