Le matraquage des droites contre la gauche, relayé sans nuance par les médias dominés par les milliardaires, aura pesé lourd : « Extrême gauche », « antisémitisme », « immigrationnisme », voire « volonté de La France insoumise de déconstruire notre civilisation » — selon le parti Les Républicains — ont été répétés à satiété… Certes, le sentiment chez de nombreux électeurs et électrices des campagnes et des petites villes d’être « les oubliés de la politique » a joué un rôle énorme dans la poussée du Rassemblement national (RN). Mais on ne pourra oublier que l’ensemble des forces de droite et du macronisme ont fait le choix de favoriser l’extrême droite plutôt que de laisser la gauche unie, et son projet de justice sociale et d’écologie, progresser fortement.
Les premiers résultats sont là : le RN recueillerait 34 % des voix lors du premier tour des élections législatives du dimanche 30 juin, le Nouveau Front populaire (NFP) 28 %, et Ensemble, le parti de la majorité présidentielle, 20 %. C’est évidemment une déception pour l’alliance de la gauche et des écologistes. Et que l’on ressentait au QG de La France insoumise à Paris. C’est un silence qui y a accueilli l’annonce des résultats. Dans les locaux de La Faïencerie (10e arrondissement), seuls quelques cadres du parti et une poignée de militants ont fait le déplacement — le reste étant resté dans leurs circonscriptions respectives.
Jordan Bardella entrevoit clairement la victoire
Après l’étourdissement des premiers instants, rapidement, l’optimisme a repris le dessus. « Ce ne sont que des estimations, on va gagner quelques points tout au long de la soirée », estime Bastien Lachaud, député sortant de Seine-Saint-Denis. « On sera au-delà de 30 % à la fin de la soirée. C’est un tiers du pays ! » Selon lui, ces premiers résultats révèlent surtout « un rejet du macronisme ». Jean-Luc…
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