Le fond du problème sahraoui (un article de 1976) — Bachir HADJ ALI

Le fond du problème sahraoui.

Soucieux de l’avenir des rapports intermaghrébins et de la paix entre les peuples, des historiens s’interrogent sur la guerre au Sahara Occidental.

Les professeurs Jean Dresch et Yves Lacoste ont exprimé, dans le journal Le Monde, leurs craintes, leurs hésitations. On a parfois de la peine à les suivre dans une analyse qui évite d’aller au fond des choses.

Hichem Djaït, historien tunisien, prospectant le devenir maghrébin à partir des vicissitudes du présent, en arrive à des vues illusoires qui évacuent les données réelles du problème brûlant de l’heure et par suite, ses possibilités de solution.

Pourtant, au centre du débat se trouvent quelques questions clefs :
– Pourquoi cette guerre atroce au Sahara Occidental ?
– Comment y mettre fin ?
– Comment éviter son extension et la confrontation entre le Maroc et l’Algérie ?
– Comment sauvegarder les chances actuelles -et en créer d’autres- d’un Maghreb progressiste ?

Chacun des deux gouvernements, algérien et marocain, se déclare pour la paix. Mais la sincérité des intentions se mesure aux actes, en particulier dans ce domaine.

L’Algérie, qui a enduré près de huit années d’une guerre implacable, fait de la défense de la paix au Maghreb, en Méditerranée et dans le monde un des piliers de sa politique.
Elle panse ses blessures, édifie une économie nouvelle, s’industrialise, nationalise les grandes propriétés terriennes privées et les répartit entre les paysans coopérateurs, scolarise, entame l’expérience d’une médecine gratuite, supprime l’impôt sur les revenus des catégories les plus pauvres de la population, crée de nouvelles structures pour une large participation des forces populaires aux tâches d’édification.

Elle s’apprête à débattre publiquement du projet de Charte nationale, base d’une alliance des forces patriotiques et progressistes.

Elle a un besoin réel de paix pour mettre fin à un certain nombre de décalages dont quelques-uns commencent à devenir criants. Elle veut la paix pour renforcer ses moyens politiques et pour les placer au niveau des possibilités et des besoins d’une société en pleine mutation. Ces problèmes et ces tâches politiques se situent dans une évolution en progrès.

Or, l’état de tension actuel la contraint à mobiliser des ingénieurs, des techniciens, des paysans, des ouvriers, des enseignants, des médecins, des étudiants, des cadres, des militants syndicaux, toutes énergies qui feront défaut dans l’œuvre de construction nationale en…

La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: Bachir HADJ ALI Le grand soir

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