« Le Fonds du bien commun ne dissimule aucun combat politique » : Edward Whalley réfute tout lien avec le projet Périclès

« C’est le jeu des poupées russes ». Dès les premières minutes de l’audition, la rapporteure socialiste Colombe Brossel résume l’impression qui domine les travaux de la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé de la vie démocratique. Quelques semaines après avoir été entendu comme président des Académies Saint-Louis, un réseau d’établissements scolaires hors contrat, Edward Whalley comparaît cette fois devant la commission d’enquête du Sénat en tant que directeur général du Fonds du bien commun.

Créée à l’initiative du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, cette commission cherche à comprendre comment des structures privées financent des politiques publiques, des associations ou des projets d’intérêt général, et à évaluer les risques d’influence idéologique, de manque de transparence ou d’atteinte au fonctionnement démocratique. Depuis la révélation par L’Humanité du projet Périclès, attribué à l’entrepreneur Pierre-Édouard Stérin et présenté comme une stratégie de long terme visant à structurer un écosystème favorable aux idées conservatrices et à l’extrême droite, les liens entre les différentes structures financées par le milliardaire font l’objet d’un examen attentif. « Le fil rouge de nos travaux, c’est la transparence des financements », rappelle Colombe Brossel. « Nous voulons mieux comprendre les liens qui peuvent exister, au passé, au…

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Auteur: Emma Bador-Fritche

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