Il y a quatre ans, la Coupe du Monde opposait déjà Mbappé et Messi ; mais la présence aujourd’hui de Lamine Yamal établit une configuration différente.
Il y a quatre ans, Mbappé, avec l’arrogance qu’on lui connaît maintenant si bien, déclarait, avant la finale France-Argentine, que le football européen serait toujours supérieur au football sud-américain (le football des indigènes). On avait alors envie de soutenir l’Argentine, qui représentait le Sud global, face au mépris de l’Occident.
Aujourd’hui, le visage de l’Argentine a bien changé, dirigée qu’elle est, depuis décembre 2023, par un clown psychopathe à rouflaquettes, dont le projet est de vendre son pays à Israel, par des accords commerciaux ou, plus concrètement, en lui vendant les terres de la Patagonie (c’est ainsi que l’Empire Ottoman avait commencé à vendre des terres palestiniennes à des organisations sionistes, bien avant la création d’Israel). L’Argentine est donc passée du Sud global à l’Occident ; dit comme ça, cela peut paraître curieux, mais la géographie est élastique : par exemple, la Pologne aujourd’hui n’est plus un pays de l’Est.
Messi, lui non plus, n’est plus l’enfant du Barça, grandi à la Masia, son centre d’entraînement, qui avait financé un traitement médical lui permettant de gagner quelques centimètres. C’est un homme d’affaires, qui, comme Milei, a conclu des accords avec des sociétés israéliennes dont il est l’« égérie », notamment avec une société de surveillance qui a joué son rôle dans le génocide de Gaza. C’est pourquoi, aujourd’hui, comme on peut le lire dans les réseaux sociaux, tout le monde le déteste.
Mais Messi n’est pas un cas isolé : il y a en Argentine toute une catégorie de gens, d’extrême-droite, pour le dire simplement, qui se vantent de ne pas être latino-américains, mais européens, des Blancs descendants d’Italiens, car ces nouveaux aryens ne se…
Auteur: Rosa LLORENS

