Pourtant, beaucoup commençaient spontanément par dessiner des maillots de football ou les couleurs de leur équipe favorite. Ces croquis ouvraient ensuite la voie à des échanges sur le stress, les angoisses du quotidien et les difficultés personnelles, illustrant la capacité du sport à briser les tabous là où les approches plus classiques peinent parfois à engager la conversation.
« Sur le terrain, personne ne gagne jamais seul », explique la Dre Al Nahari. « Les joueurs dépendent de tout un écosystème — défenseurs, milieux de terrain, entraîneurs, personnel médical et supporters — où chacun joue un rôle essentiel. Pour aborder la santé mentale des jeunes, nous avons besoin exactement du même écosystème. »
Intervenant mardi au siège des Nations Unies aux côtés de Felipe Paullier, Sous-Secrétaire général chargé de la jeunesse, elle a souligné le potentiel du sport pour améliorer le bien-être psychologique des jeunes et réduire la stigmatisation entourant les troubles mentaux.
Vendredi, à deux jours de la finale de la Coupe du monde masculine de football qui se disputera dans le New Jersey, le Bureau de la jeunesse de l’ONU réunira jeunes leaders, responsables politiques, représentants de la société civile et athlètes autour de l’événement « Un monde, un jeu, un objectif », consacré au rôle du football dans la promotion de la santé mentale.
Cette rencontre s’inscrit dans l’initiative phare du Bureau de la jeunesse sur la santé mentale et le bien-être des jeunes, qui entend élargir le débat au-delà des seules réponses médicales.
Une jeunesse confrontée à des défis croissants
Les besoins sont considérables. Un rapport des Nations Unies publié en février indique qu’un jeune sur sept âgé de 10 à 19 ans souffre d’un trouble de santé mentale. Il rappelle également que 75 % des troubles mentaux observés chez les adultes apparaissent avant l’âge de 25 ans et que la dépression chez les adolescents et les…
Auteur: Nations Unies FR

