Nantes (Loire-Atlantique), reportage
Il adore grimper aux arbres. À la fois pour imiter Thomas Brail et les « écureuils » qui se hissent sur leurs branches pour éviter leur abattage lors de travaux contestés, comme ceux de l’A69.
Mais aussi pour jouer à « cochon pendu » ou à « chat perché ». Les deux facettes de la personnalité de César Richier Le Moan. À 13 ans, il rappe depuis déjà cinq ans sur la crise écologique, sous le nom de César RLM (Rappe le monde). Pour la Fête de la musique, il participe à l’open mic de l’association Le Fil rouge à Nantes. Il vient aussi de publier son premier ouvrage, ou, du moins, le premier intégralement consacré à sa parole : J’ai 13 ans, le futur ? Même pas peur ! (éditions La mer salée).
César habite en banlieue de Nantes, dans un petit pavillon où il a emménagé avec ses parents il y a six ans, après avoir vécu à Paris. Sur le frigo, il y a le schéma des limites planétaires et un autre sur le fonctionnement des institutions françaises. Mais aussi des rappels sur son planning, entre classe de 5e, gym, équitation et ses autres activités liées à son statut d’« enfant du spectacle ». Lorsque nous arrivons, César est d’ailleurs au téléphone avec l’organisateur d’un événement sur le climat, où il se rendra plus tard dans la semaine.
Il prend des notes, comprend qu’il doit « sensibiliser » le public avant de chanter. Il propose sa chanson « Océan », composée pour dénoncer l’exploitation minière des fonds marins. Comment sensibilise-t-on un public d’adultes du haut de ses 13 ans, sur des sujets complexes comme le changement climatique, la perte de biodiversité, l’acidification des océans, la lutte contre les « grands projets inutiles » ? César ne s’en fait pas trop. Il expliquera simplement les choses, avec les mots qu’il connaît, comme ses parents l’ont toujours fait avec lui.
« Giec Rap »
Les…
Auteur: Mathilde Doiezie

