On lit parfois que « Le glyphosate ne présente pas de risque cancérigène » ; « Il n’est pas génotoxique » « C’est l’herbicide le plus sûr qui existe sur le marché ». etc.
Ces affirmations sont basées sur les avis des agences règlementaires qui l’ont classé seulement irritant pour les yeux et qui ont donné leur avis favorable au renouvellement de son autorisation de mise sur le marché. Pourtant le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), a classé en 2018 le glyphosate comme « cancérigène probable pour l’Homme » L’Inserm, la recherche médicale française, affirme lors de la consultation publique sur le dossier de renouvellement que « le glyphosate peut présenter des propriétés de perturbation endocrinienne qui ont un impact sur la fonction de reproduction »
Pourquoi ces avis divergents ? C’est ce que Générations futures a voulu comprendre en s’intéressant tout particulièrement à la question de la génotoxicité suspectée du glyphosate et à la façon dont cette question est traitée dans le rapport de renouvellement du glyphosate ( RAR).
Selon ce rapport émanant des 4 états membres rapporteurs (France, Pays Bas, Suède et Hongrie) ‘ le glyphosate n’est pas génotoxique’. Comment expliqué cet avis ? Explication synthétique ( voir le rapport complet de GF pour plus de détails):
- Les autorités s’appuient exclusivement sur des études provenant des industriels. Le nombre d’études disponibles sur la génotoxicité du glyphosate est très important. Ainsi, le RAR cite au total 21 études universitaires réalisées in vitro, dont 18 montrant des effets. A côté de ces données de la littérature, 5 études in vitro provenant de l’industrie rapportent une absence d’effet. Ces études de l’industrie sont considérées soit acceptables soit acceptables avec réserves et ont donc un poids important dans la décision finale, contrairement aux 21 études universitaires considérées par le RAR comme juste «complémentaires » et qui n’ont donc aucun poids face aux études de l’industrie. De même pour les données in vivo : 15 études de l’industrie prises en compte pour la décision ne montrent pas d’effets alors que 5 études de la littérature scientifique montrent des effets mais sont ignorées dans la décision! Pour les agences les études universitaires sont ignorées du fait d’un supposé manque de fiabilité. Les autorités omettent plusieurs points, parmi lesquels les faiblesses méthodologiques des études industrielles.
- Les…
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Auteur: nadine

