Il n’y a donc aucune illusion à se faire sur la composition du nouveau gouvernement, et les propos minablement complaisants des dirigeants CFTC, CFDT, UNSA et autres accompagnateurs syndicaux patentés des « réformes » maastrichtiennes n’ont d’autre but que de diviser l’opposition populaire indispensable pour défendre la paix, l’indépendance nationale, le progrès social et la démocratie. Que valent en effet les bavardages de Barnier sur le « dialogue social » quand ce roué personnage martèle qu’il privilégiera la « vérité sur la dette », entendez par là le remboursement des « marchés financiers », les coupes claires décidées par Bruxelles et la feuille de route guerrière de l’OTAN à l’Est de l’Europe ? Les salariés auraient-ils déjà oublié la piteuse défaite à laquelle les a condamnés au printemps 2023 l’obstination du jaunâtre Laurent Berger et de l’euro-« syndicalisme rassemblé » à refuser de construire le blocage du profit capitaliste, de critiquer l’UE – principale commanditaire avec le MEDEF de la contre-réforme des retraites ! -, de contester la course ruineuse au surarmement… et de palabrer sans fin avec un gouvernement sourd et violent, adepte de la matraque, du taser et du 49/3 à répétition ?
En réalité, les modalités antidémocratiques de la nomination de Barnier, le fait qu’il arrive au pouvoir en s’asseyant sur le résultat des législatives et en contournant la clameur majoritaire du pays exigeant le retour à la retraite à 60 ans, le fait que Barnier ne saurait être investi au Parlement sans l’abstention bienveillante des lepénistes et que sa vraie mission est d’appliquer sans broncher l’énorme programme de coupes claires (110 milliards de rabot budgétaire en deux ans !) prévu par Bruxelles pour nourrir la course aux armements de l’OTAN tout en priorisant les usuriers internationaux des marchés financiers (la sacro-sainte « dette »), tout…
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Auteur: Georges GASTAUD

