Sébastien Lecornu (Renaissance) aura mis vingt-six jours pour former son gouvernement, entre sa nomination, le 9 septembre, et celle de ses ministres, dimanche 5 octobre. Une équipe pour l’instant très resserrée autour de 18 membres, en attendant d’être « complétée par des ministres délégués après les discours de politique générale à l’Assemblée nationale (mardi) et au Sénat (mercredi) », précise Matignon. Sans attendre, un premier conseil des ministres sera convoqué lundi à 16 heures.
Le nouveau gouvernement comporte de très nombreux sortants, ce qui met à mal la volonté affichée de « rupture ». Mais ce qui n’est pas une surprise, puisqu’il est bâti autour de la même coalition entre le centre (Renaissance, Modem, Horizons) et la droite (Les Républicains) que les gouvernements de Michel Barnier (septembre 2024) puis de François Bayrou (décembre 2024). « Ces ministres devront être des négociateurs et trouver des compromis avec l’ensemble des parlementaires », insiste toutefois l’entourage de Sébastien Lecornu.
Des ténors reconduits
La liste des ministres du gouvernement de François Bayrou qui restent en place est longue, en particulier Élisabeth Borne (Renaissance ; éducation nationale, enseignement supérieur et recherche), Manuel Valls (Renaissance apparenté ; outre-mer), Gérald Darmanin (Renaissance ; justice), Bruno Retailleau (LR ; intérieur), Catherine Vautrin (Renaissance ; travail, santé, solidarités et familles), Rachida Dati (LR ; culture), Jean-Noël Barrot (Modem ; Europe et affaires étrangères) et Annie Genevard (LR ; agriculture).
Parmi les entrants, une surprise : Bruno Le Maire, aux armées. L’ancien ministre de l’économie et des finances de 2017 à 2024 est, il est vrai, un proche de Sébastien Lecornu, qui fut autrefois son conseiller et fidèle soutien. « J’ai fait le…
Auteur: Laurent de Boissieu
