« Aujourd’hui, on a de plus en plus de drames qui se succèdent autour du protoxyde d’azote », déplore la sénatrice socialiste Marion Canalès. En décembre dernier, dans le Gard, trois jeunes de 14 à 19 ans sont morts noyés dans une piscine dans laquelle était tombé leur véhicule. A l’intérieur de la voiture : plusieurs bouteilles de gaz « hilarant ». Cet accident a relancé les débats autour de la vente de ce produit, initialement utilisé dans le milieu culinaire et médical, et détourné pour des usages récréatifs, en raison de ses effets euphorisants à l’inhalation. Engagée dans la lutte contre les addictions, la sénatrice socialiste Marion Canalès a déposé une proposition de loi, visant à interdire l’achat du protoxyde d’azote aux particuliers.
La législation actuelle insuffisante
Depuis quelques années, les initiatives se succèdent pour encadrer l’usage de ce gaz. En 2021, une proposition de loi sénatoriale a interdit sa vente aux mineurs, « quel qu’en soit le conditionnement », et a obligé les commerces à vérifier la majorité des clients. Son commerce a également été proscrit dans les bars et les débits de tabac. Enfin, un arrêté de juillet 2023 est venu restreindre les volumes vendus, pour éviter les achats en gros. « Mais les problèmes persistent », déplore la sénatrice PS Marion Canalès. 14 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans en ont déjà consommé, en dehors d’un usage médical, selon…
Auteur: Aglaée Marchand

