Pedro Sánchez s’est opposé à la guerre contre l’Iran dès le départ. Le samedi 28 février, il a rejeté « l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël, qui représente une escalade et contribue à un ordre international plus incertain et hostile ».
Le dimanche 1er mars, son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré : « Ces bases ne sont pas et ne seront pas utilisées à des fins autres que celles prévues par l’accord et qui ne soient pas conformes à la Charte des Nations Unies. » Les bases militaires de Rota et de Moron au sud de l’Espagne sont utilisées depuis des décennies par l’armée de l’air et la marine américaines pour leurs opérations d’agression, d’espionnage et d’intimidation dans diverses régions du monde. Il est très rare que l’Espagne refuse de coopérer avec les agressions militaires USaméricaines. Seuls les gouvernements espagnols de 1960 et 1986 ont refusé de collaborer.
Dans la nuit de ce même dimanche, onze avions ravitailleurs américains, chargés de ravitailler les avions bombardant l’Iran, ont quitté les bases.
Le mardi 3, Trump a réagi avec colère contre l’Espagne : « L’Espagne a été terrible, nous allons donc couper tout commerce avec elle. Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec elle… Je pourrais bloquer toute activité commerciale liée à l’Espagne. »
Mercredi 4, le président espagnol a réagi avec calme et fermeté : il s’oppose à cette guerre : « Nous ne serons pas complices d’un acte néfaste pour le monde par simple crainte de représailles. La position de l’Espagne se résume en quatre mots : non à la guerre. » Sánchez critique la soumission des dirigeants européens à Trump : « La servilité et l’obéissance servile ne sont pas des qualités de leadership. » Il insiste sur le respect du droit international, bafoué par l’administration Trump : « Non à l’effondrement du droit…
Auteur: José Antonio EGIDO

