Le président indonésien, Prabowo Subianto, a décidé de relancer la production d’huile de palme lors d’une consultation nationale sur la planification du développement, le 30 décembre. Cette décision mettrait fin au moratoire sur l’expansion des plantations instauré en 2011, marquant un tournant environnemental dangereux dans la politique indonésienne.
« Nous devons à l’avenir accroître la production d’huile de palme. Ne vous inquiétez pas pour la déforestation », a lancé le président Prabowo Subianto (appelé par son nom de famille, Subianto)
Elle s’inscrit dans un plus large projet gouvernemental de convertir 20 millions d’hectares de forêts pour répondre aux besoins en alimentation, en énergie et en eau de l’Indonésie. L’huile de palme est considérée comme une ressource stratégique pour l’économie nationale grâce aux exportations.
Aujourd’hui, l’huile de palme est l’huile végétale la plus utilisée au monde, présente dans environ la moitié des produits emballés vendus dans les supermarchés, des aliments transformés aux cosmétiques. Elle est également utilisée dans l’alimentation animale et, de plus en plus, dans les biocarburants.
En Indonésie, elle est notamment essentielle dans la production de biodiesels nationaux, tels que le B40 et le B50 (50 % de biodiesel), pour lesquels le nouveau gouvernement vient d’imposer des quotas obligatoires, avec l’ambition de substituer entièrement les importations de diesel d’ici à 2026.
Or, la culture de l’huile de palme pose de nombreux soucis écologiques sur le territoire. L’expansion des plantations de palmiers à huile a été la cause majeure de la déforestation en Indonésie au cours des 20 dernières années, représentant un tiers de la perte de forêts primaires du pays — soit une superficie de 3 millions d’hectares (7,4 millions d’acres), ou la moitié de la taille de la Belgique.
Face aux accusations de…
Auteur: La Relève et La Peste

