Le gouvernement sacrifie encore l'écologie pour financer les aides aux agriculteurs

Pour limiter le dérapage des finances publiques, le gouvernement continue de faire de l’écologie une variable d’ajustement. Afin de financer le plan d’urgence agricole, l’exécutif annule 500 millions d’euros de crédits au sein des ministères, dont principalement dans la mission écologie, développement et mobilités durables (157 millions d’euros de crédits amputés, selon un décret publié le 11 septembre).

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé le 4 septembre 1,2 milliard d’euros d’aides, pour faire face à la catastrophe agricole de cet été infernal. Le plan, baptisé « Casi » (pour « canicule, sécheresse, incendie »), vient apporter un soutien économique d’urgence aux fermes dont les finances sont à sec. Il doit leur permettre de continuer à produire pour éviter que les conséquences de la crise ne s’étendent aux récoltes à venir.

Ce plan est donc financé par les efforts budgétaires d’autres ministères, et ne convainc même pas le monde paysan. « Il est totalement scandaleux », a réagi Thomas Gibert, maraîcher et porte-parole de la Confédération paysanne, auprès de Reporterre. Il dénonce la simple application de mesures déjà existantes. Il craint que de nombreuses fermes ne mettent la clé sous la porte, au profit de l’agro-industrie.

783 millions d’euros de crédits en suspens

D’après les informations du média Contexte, en plus des annulations déjà actées, 783 millions d’euros de crédits sont également mis en réserve par précaution, dont 8,1 millions d’euros issus du programme prévention des risques, et 160 millions d’euros du programme énergie, climat et après-mines.

« Il y aura encore des baisses de dépenses publiques en cours d’année », a prévenu le ministre délégué des Comptes publics, David Amiel, le 11 septembre au micro de Sud Radio, appelant « tous les ministres concernés à poursuivre leurs efforts ».

La suite est à lire sur: reporterre.net
Auteur: