En quoi cette journée de mobilisation à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales est-elle importante ?
Caroline Chevé : Nous avons organisé le 29 septembre une journée de grève dans la fonction publique qui a réussi. Et il était déjà question des salaires et des moyens des services publics. Mais la journée d’aujourd’hui passe un cran supplémentaire en rassemblant le public et le privé. La colère est extrêmement forte dans le pays. Une colère chez les travailleuses et les travailleurs qui n’ont pas été entendu·es durant les deux quinquennats d’Emmanuel Macron, notamment sur les questions du pouvoir d’achat. Il y a une incapacité, voire un refus permanent, du gouvernement d’écouter les corps intermédiaires dont font partie les organisations syndicales.
Cela a été le cas pour la réforme des retraites, mais également lors des discussions sur les salaires dans la fonction publique. Aujourd’hui, le service public va mal, comme les agents et les agentes qui y travaillent. Les services publics sont un bien commun, que ce soit le système éducatif, le système de santé ou l’accès aux droits sociaux. C’est donc l’ensemble de la population qui pâtit de cet affaiblissement des services publics à cause de la baisse des moyens, par exemple avec la fermeture de classes, d’écoles ou de maternités. Nous pouvons le constater dans les différentes enquêtes d’opinion où de très nombreux usagers font part de l’incapacité du service public à répondre à leurs besoins.
Ces lycéens et ces lycéennes ont fait irruption très fortement et très joyeusement, bien loin des discours anxiogènes tenus par un certain nombre de médias.
Derrière, on a des agent·es qui sont très mal rémunéré·es et qui n’ont pas de reconnaissance pour les missions qu’ils et elles accomplissent, qui rentrent chez eux·elles avec le sentiment d’avoir fait un mauvais travail. Et à cette colère des travailleurs et des…
Auteur: Céline Martelet
