Le Premier ministre a tranché. François Bayrou ne sera pas celui qui touchera à la liberté d’installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux. Dans un « pacte de lutte contre les déserts médicaux » présenté avec les ministres Catherine Vautrin (Santé, Travail, Solidarités, Familles), Yannick Neuder (Santé), Philippe Baptiste (Enseignement supérieur et Recherche) et Françoise Gatel (Ruralité) ce vendredi 25 avril, le chef du gouvernement indique qu’il préfère instaurer un nouveau principe. « Plutôt que de retenir des solutions reposant sur la contrainte à l’installation des médecins, ce plan introduit notamment, pour la première fois dans notre système de santé, le principe d’une solidarité territoriale », avance-t-il.
Le gouvernement s’oppose donc à la principale mesure de la proposition de loi transpartisane défendue par le député socialiste Guillaume Garot et votée à l’Assemblée nationale le 2 avril. Cette disposition du texte obligeait les médecins à recevoir une autorisation des Agences régionales de santé (ARS) pour ouvrir un cabinet. Avec ce plan gouvernemental en quatre axes, l’exécutif se rapproche donc plutôt de la vision des sénateurs Les Républicains contenue par le texte du sénateur Philippe Mouiller.
2 jours d’exercice par mois dans les déserts médicaux
La philosophie de la « mission de solidarité » voulue par François Bayrou vise à « demander peu à beaucoup de…
Auteur: Stephane Duguet

