Pour le gouvernement, la crise du logement est devenue une « urgence nationale », qui ne peut pas attendre la prochaine élection présidentielle. Sébastien Lecornu a ainsi annoncé un projet de loi sur le logement, lors d’un déplacement à Marseille le 23 avril. L’objectif du texte : « bâtir plus vite, bâtir mieux, bâtir pour tous ».
L’enjeu avait déjà été évoqué en janvier par le Premier ministre, lorsqu’il avait fixé un objectif de construction de 2 millions de logements d’ici à 2030. Il enfonce le clou cette fois-ci, en lançant dans le cadre de ce projet de loi un troisième programme de renouvellement urbain, pour la période 2030-2040. Le premier avait été mis en place en 2004, le second en 2014.
Parmi les mesures de ce futur de projet de loi, l’une d’entre elles interpelle : la location des logements « passoires thermiques » (classés F et G au diagnostic de performance énergétique) sera à nouveau possible. À une condition : que le propriétaire s’engage à réaliser des travaux sous trois ans pour les maisons individuelles, et sous cinq ans pour les copropriétés.
Ce n’était en principe plus possible depuis 2025 pour les logements classés G, et devait entre en vigueur en 2028 pour ceux étiquetés F. Selon le gouvernement, cette mesure devrait permettre de remettre sur le marché locatif près de 700 000 habitations.
Augmenter les loyers des logements rénovés
« Il faut savoir un tout petit peu changer de méthode sans forcément changer l’ambition. […] Au lieu de faire les travaux avant la mise en location, il faudra faire les travaux après, mais ça n’enlève rien à l’obligation », s’est défendu Sébastien Lecornu pour justifier ce changement, arguant que l’interdiction de la location des passoires thermiques participait à la « pénurie de logements ».
Le gouvernement propose aussi d’augmenter les loyers pour les nouveaux locataires qui entreraient…
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