Les chocs s’empilent les uns sur les autres sur la scène mondiale, avec une rapidité propre à susciter de la sidération. Le débat convoqué ce lundi 19 janvier dans les deux chambres du Parlement sur la situation internationale, et sur la réponse de la France, avait été demandé par plusieurs groupes de gauche il y a deux semaines, à la suite de l’enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis au Venezuela. L’ordre du jour s’est densifié en quelques jours avec la répression sanglante de manifestations en Iran, et ces dernières heures par le chantage des Etats-Unis aux droits de douane, face aux Etats européens refusant toute prise de contrôle américaine du territoire du Groenland. Le tout, sur fond de poursuite de la guerre en Ukraine. « L’année 2026 s’est ouverte avec fracas », a résumé lors de sa prise de parole le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Le chef de la diplomatie française a souligné que l’opération américaine au Venezuela, menée le 3 janvier à l’aube, était « spectaculaire par sa forme, et lourde de conséquences », et qu’il appelait « de notre part, une parole claire, cohérente et responsable ». Selon lui, « aucun démocrate sincère ne peut pleurer le départ de Nicolas Maduro ». Avant d’ajouter dans un second temps que l’opération militaire américaine « contrevenait aux principes fondamentaux du droit international ». Et d’enchaîner : « La…
Auteur: Guillaume Jacquot

