Le gros nécrotératoplasme extraterrestre [4/4]

Voilà quelques années que les chants d’utopie de Brice Bonfanti, ses personnages et leurs horizons, nous baladent à travers le monde et les époques. Dans la continuité des trois premiers cycles parus chez Sens & Tonka, nous publions ces 32e chants : Le gros nécrotératoplasme extraterrestre. Divisés en 8 parties, illustrées par MajorMinuit, ils se racontent sur 4 publications.

VII

Tombé d’âges récents de fin du monde horriblement fixe du temps qui meurt et ment,
le gros nécrotératoplasme extraterrestre avait un âge calculable, et néanmoins processionnel, et notamment processionnaire : c’est bien là le problème, c’est là cause des maux, cause causée, effet, et qui ne fait que son petit effet,
derrière nous, jardiniers doux, à l’âge incalculable, aussi ancien et nouveau-né que l’origine et néanplus instantanés, soit événementiels, notamment éternels : c’est bien ici le Bien en Cause, Cause des biens.

L’armée sans armes se soulève de témoins de la Présence, l’armée sans armes de présents,
l’armée d’enfants de haute enfance libre d’armes.
C’est une armée, ça n’est pas une armée, car elle est désarmée. C’est une désarmée.
Et c’est une kyrielle.
La kyrielle s’avance
qui décharge une charge infinie de présence d’amour en silence (de Présence d’Amour en Silence, trois majuscules).
Au triste reste, au rachitique, funeste reste, du gros monstre de mort depuis la mort de son cœur mort :
Tu n’entameras pas notre joie, qui elle, kyrielle, entamera toutes tes peurs, légions.
Tu pourras mal nous crever l’œil, couper l’oreille, arracher l’ongle, couper la main, empaler par l’urètre sur deux trapus pals, électrifier verge ou vagin,
la kyrielle d’enfance en présence s’en fout, s’en ensemence, s’en contrefout et s’en surfout, contrensemence et surensemence, s’en hyperfout d’hypersemence (s’en outrefout d’outresemence) :
la kyrielle ne souffre d’aucune torture, et s’avance d’amour en silence (et d’Amour en Silence, deux majuscules)
qui retourne l’état à l’arrêt en mouvance, sa racaille en enfants du bercail, et la mort en Amor.
Le seul bercail est la Présence. Le seul bercail est l’Utopie. Et l’Utopie, c’est la Présence.
Terminés perte et gain, et gain et perte, boucle vicieuse en perte et gain et perte en gain et gain à perte :
les enfants peuvent perdre ou gagner, ou gainer ou perter, ça n’est que pour un temps : les enfants sont hors temps.
Voici l’armée sans armes des enfants, la désarmée de la…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: lundimatin

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