Note de l’auteure : l’emploi répété du mot « fem » tout au long de cet article est délibéré. « Fem » ne doit pas être compris comme un synonyme de « femme ». « Fem » est une identité performative queer et non genrée. Cet article n’a pas été écrit pour un public de femmes, mais plutôt par une fem non binaire, et pour les fems de tous les genres. Les conseils qui y sont donnés sont le résultat de plusieurs années d’expérience en première ligne de manifs enflammées, et sont destinés à contribuer à contrecarrer le récit omniprésent selon lequel les tactiques du blackbloc sont utilisées exclusivement par des hommes cisgenres et hétérosexuels. Les contributions des fems à l’action militante sont constamment effacées, même dans les discours radicaux, tandis que nous sommes cantonnées à l’essentiel du travail de soutien. Les bonnes pratiques partagées ici sont présentées de manière satirique et ironique, et constituent un effort direct pour revendiquer l’espace que les fems occupent constamment en première ligne des luttes.
Note de la traduction : il a été (difficilement) choisi d’écrire ce texte au féminin plutôt qu’en écriture inclusive dans la mesure ou le mot « fem » décrit une identité qui conscientise et performe les codes et les normes sociales de la féminité. Ce choix se veut inclusif pour chaque personne se reconnaissant dans cette identité, indépendamment du pronom qu’iel utilise.
Afin d’assembler la tenue insurrectionnelle parfaite, plusieurs éléments doivent être pris en considération : la coiffure, le maquillage, le masque,…
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