Dans certains contextes, de nombreux demandeurs d’asile sont confrontés à une détention obligatoire ou indéfinie dans des conditions inadéquates et dégradantes, souvent sans accès à une représentation légale ou à un contrôle judiciaire.
Dans son dernier document de plaidoyer, le HCR avertit que dans le monde entier, les demandeurs d’asile et les réfugiés sont souvent arrêtés et détenus, sans pouvoir contester leur situation ou exercer leur droit à la protection internationale. Et ce, en dépit de leur droit fondamental à demander l’asile.
Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’inquiète ainsi du sort des requérants d’asile afghans. Avec ses partenaires, le HCR a donc intensifié son travail et sa présence aux points de passage officiels de la frontière, alors que des dizaines de milliers d’Afghans arrivent du Pakistan. Nombre d’entre eux ont été arrêtés, expulsés ou détenus.
Des migrants d’Afrique subsaharienne arrivent à Lampedusa, en Italie, après avoir été secourus en mer Méditerranée (photo d’archives).
L’anti-constitutionnalité de certaines décisions en Italie et Corée du Sud
Dans d’autres pays, ce sont des juridictions nationales qui ont arrêté certains processus, comme cette décision prise en mars 2023 en République de Corée. La Cour constitutionnelle a déclaré inconstitutionnelle la disposition de la loi sur l’immigration prévoyant la détention des demandeurs d’asile, des réfugiés et des migrants, en raison de l’absence d’une durée maximale de détention. La législation visant à mettre en œuvre l’arrêt est en cours de discussion.
Le rapport du HCR revient également sur un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a examiné le cas de quatre ressortissants tunisiens, qui ont été sauvés en mer avant d’être orientés sur l’île de Lampedusa. Ils ont été placés dans le hotspot…
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Auteur: Nations Unies FR

